MOGAI, Queer, LGBT … qu’est-ce donc dont vous me parlez ?

Dit-on Queer, LGBT+, MOGAI ? Qu’est-ce que quelqu’un d’homosexuel, transgenre, misandre ? Tous ces mots sont-ils seulement nécessaires ? Et bien, je m’en vais tenter d’expliquer tout ça, et au passage, je vous expliquerai ces termes — et bien d’autres. Peut-être pas tous, et si vous en voyez qui méritent une petite place, n’hésitez pas à mettre un commentaire, on verra ce que je peux faire pour eux.

Certains le savent bien, cet article est en prévision depuis longtemps. Mais sous quel format le faire ? Un dictionnaire ? Un article digressif ? J’ai choisi comme suit, à vous de juger. Quoi qu’il en soit, ce sera long. Si vous cherchez un sujet en particulier, essayez l’index ci-dessous, ou rendez-vous sur les articles complets.

Alors ces mots, nécessaires ou non ?

Eh bien oui. Oui, ils sont nécessaires. Ils permettent de connaitre les gens, de les caractériser. Ils sont, en fait, aussi triviaux que de dire d’une personne qu’elle est noire, ou blonde. Ces mots représentent des concepts réels, observés et — chacun le sait s’il s’intéresse au langage — ce qui prouve qu’un concept est reconnu, c’est l’existence d’un mot le représentant.

Alors oui, ces mots sont importants. Ils représentent une réalité pour certain.e.s, bien plus de monde qu’on ne le pense de prime abord. Ils sont une bannière sous laquelle se retrouver, un petit cocon douillet de reconnaissance, un groupe auquel appartenir. Ces mots sont, plus qu’un concept abstrait, un remède pour tous ces gens marginalisés — exclus de la majorité.

Mais il y a un côté pervers, un revers à la médaille : si un groupe existe, il peut être haï ! Si l’on peut s’en servir pour rassembler, ces mots peuvent aussi servir à diviser, à décrédibiliser, et même à blesser. Utilisés comme insultes, ou avec dédain, dégout ou haine, ils deviennent un outil de violence inadmissible.

Donc oui, et même deux fois plutôt qu’une, ces mots sont nécessaires. Mais c’est un outil qui peut servir aussi bien à guérir qu’à blesser, et dans un monde idéal, ce genre de mots n’existent pas. Un mot qui soigne ne devrait pas pouvoir blesser.

Les drapeaux, les symboles

Je me permets une petite (première) digression : les drapeaux et symboles. Ce sont des alternatives aux mots bien pratiques : pas besoin de savoir lire pour s’y attacher, ils offrent un support visuel direct. Les drapeaux existent depuis l’antiquité (on en retrouve en Chine dans les années 2000 av. J.-C.) et ont toujours été un signe d’appartenance à une nation, un territoire ou un groupe. Et c’est bien de cela que l’on parle, l’appartenance à un groupe. Ils ont une valeur presque sacrée : ils flottent tant que le groupe existe.

J’essaierai autant que faire se peut d’associer aux termes les drapeaux et les symboles, s’ils existent, et de raconter leur petite histoire s’ils en ont une et que j’ai réussi à la dénicher.

On m’avait parlé de définitions !

Et j’y viens enfin. Je crois avoir tout introduit comme il faut. Sachez toutefois que certaines définitions sont personnelles et non tirées d’un quelconque dictionnaire. J’ai fait ce choix afin de proposer une définition — ou une caractérisation quand définir se révélait trop fastidieux — qui représente au mieux le concept, compilation de plusieurs sources. Si vous cherchez par vous même, vous verrez qu’il est souvent difficile de trouver une définition, et encore plus une définition satisfaisante. Mais j’ai fait de mon mieux.

J’ai regroupé ces termes en catégories que vous pouvez retrouver en suivant les liens ci-dessous :

  • LGBT, MOGAI, Queer, etc. — les termes globaux. Un petit tour d’horizon des termes regroupant la communauté. Un article court, mais utile pour bien comprendre la suite puisque je n’y reviens pas.
  • Les orientations sexuelles, romantiques et relationnelles — une partie déjà plus longue, traitant de ces sujets parfois connus, souvent mal comprit.
  • Les identités de genre — probablement la partie la plus dense de cet article, sur ce sujet que tout le monde manipule, mais que peu comprennent vraiment.
  • Les questions sociales — dans cette dernière partie, on parle de militantisme, de féminisme, etc. Une partie un peu moins structurée, mais plus terre-à-terre.
  • Index — un index de tous les termes définis et expliqués, avec des liens menant aux paragraphes concernés.

Si vous souhaitez tout lire, je vous conseille de le faire dans l’ordre, car je considère qu’une fois une notion définie, elle est connue.

En Conclusion

J’ai dit beaucoup de choses, expliqué des concepts flous et tenté d’être le.a plus clair.e possible. Si cela a été un échec, vous m’en voyez navré.e. Je n’ai pas grand-chose à dire de plus si ce n’est un conseil : faites attention à ce que vous dites. Les mots que vous utilisez, les concepts que vous manipulez et même les questions que vous posez, sur ces sujets, ont un impact sur votre interlocuteur.trice. N’oubliez pas que l’on avance sur des sujets sensibles, personnels, qui posent encore de nos jours des problèmes d’oppression, de mise à l’écart et donc de souffrance. Ne l’oubliez jamais, ce n’est pas un sujet de comptoir que l’on aborde facilement.

Je vais faire une petite explication sur cet article, aussi. J’ai beaucoup parlé, mais quasiment jamais cité de sources ou de phrases provenant de l’extérieur. L’intégralité de ce que j’ai écrit a été formulée par moi-même et cela peut sembler étrange. Sachez que lorsque l’on travaille sur ces sujets, on est confrontés à un certain nombre de problèmes :

  • Tout d’abord, les sources sont difficiles à trouver. On trouve plus de blogues, de témoignages, de vidéos YouTube que de traités de psychologie. Cela est dû au fait que le sujet est récent.
  • Ensuite, les sources « sérieuses » posent un problème majeur : il est rare de trouver une source neutre. Et même sans le souci d’objectivité, trouver des travaux qui ne soit pas dénigrants est difficile. En règle générale, trouver des médecins et des spécialistes dits « sages » nécessite des recherches, se limiter à leurs articles réduits les sources.
  • Enfin, ces sujets sont intrinsèquement sociaux. Il parait difficile de ne pas écouter de témoignages lorsque l’on rédige un article de ce genre. Vu qu’il est difficile parfois de comprendre bien les concepts sans être concernés, les mieux placés pour en parler sont les gens les vivant.
  • On pourrait aussi ajouter que je voulais harmoniser mes propos. En effet, une simple compilation de source aurait donné un article au style disparate et pas nécessairement facile d’accès.

Pour toutes ces raisons, mes sources sont peu fiables. J’ai préféré me baser sur des sources militantes, des sources sociales plutôt que des traités obscurs. Ainsi, parmi mes sources, un grand nombre seront masquées pour conserver leur anonymat, ou tout simplement parce que j’en ai compilé un très grand nombre (pour un certain nombre de sujets, il fallait que je m’instruise avant de faire cet article). Je vais néanmoins citer quelques sources intéressantes pour approfondir les différents sujets :

  • le Gender Wiki, en anglais, qui présente de façon bien plus détaillée les notions que je vous ai présenté succinctement ici.
  • Pride Flags pour leur grand travail de recherche et de compilations de drapeaux
  • et les Homolistes pour leurs écrits et les illustrations que j’ai utilisées pour les bannières.

Voilà tout pour cet article, j’espère qu’il aura été instructif — et que des gens le liront — et à bientôt probablement pour d’autres articles 🙂

Mockie

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