L’herpès génital

L’herpès génital est une IST qui se caractérise par l’apparition de petites vésicules transparentes et douloureuses sur les organes génitaux, les fesses et/ou les cuisses.

Les vésicules sont souvent visibles entre 5 à 10 jours puis disparaissent pour ne réapparaître qu’à la prochaine « crise ». L’herpès génital est en effet une infection chronique : on ne peut pas se débarrasser du virus et des crises peuvent survenir à tout moment. On peut toutefois prendre un traitement pour diminuer sa fréquence et son intensité.

Mode de transmission :

On estime que :

  • 20% des personnes infectées ne présentent aucun symptôme,
  • 60 % des personnes infectées ont des symptômes, mais ne savent pas qu’il s’agit de l’herpès génital. (Symptômes mineurs ou mal interprétés)

Le plus souvent, l’herpès génital se transmet lors d’un rapport sexuel (vaginal ou anal) non protégé avec une personne infectée par le virus de l’herpès.

Le risque le plus important est lors d’une poussée d’herpès, lorsque les vésicules sont présentes. Toutefois, la majorité des personnes infectées le sont lorsque les symptômes ne sont pas apparents.

Un rapport sexuel impliquant un contact entre la bouche et le sexe peut causer transmission de l’herpès labial à l’organe génital, et causer une nouvelle infection.

On contracte rarement l’herpès par transmission d’objet, car le virus meurt rapidement une fois hors du corps.

Stade de la maladie et symptômes :

La première « crise » : Les symptômes apparaissent peu après la contagion. Des vésicules se développent sur l’organe génital (petites cloques, groupées en « bouquets », ressemblant à des petites bulles remplies d’un liquide transparent), et de la fièvre et des maux de tête peuvent se manifester. Dans le pire des cas, des lésions génitales ou avoisinantes plus importantes et douloureuses peuvent se faire ressentir : inflammation de la vulve et du vagin, inflammation de l’anus et du rectum, troubles de la sensibilité (picotements, fourmillements de la région génitale…).  Les lésions peuvent durer plus de 3 semaines. Toutefois, dans plus de 20% des cas, la première crise est asymptomatique et passe inaperçue.

La période de dormance : Après disparition des symptômes, le virus vient se loger dans un ganglion le long des nerfs situés à la base de la colonne vertébrale. Il reste présent jusqu’à la prochaine crise qui peut apparaître pour des raisons diverses et variées (fatigue, affaiblissement du système immunitaire, stress important, choc émotionnel, changement hormonal …)

Récurrence avec symptômes : La majorité des personnes infectées ont au moins une récurrence de crise avec symptôme lors de la première année où il contracte le virus (pouvant dépasser 4 à 5 pour certaines personnes). Les années suivantes, les fréquences des crises diminuent et varient d’un individu à l’autre.

Les crises silencieuses : Le virus peut être réactivé, et être extrêmement contagieux, sans présenter de symptôme visible.

Des signes avant-coureurs peuvent apparaître avant la crise, par exemple une sensibilité, des picotements ou une démangeaison dans la région génitale. Fièvre et maux de tête peuvent aussi se manifester 1 ou 2 jours avant l’infection.

Dépister ? Soigner ?

On ne peut pas soigner définitivement l’herpès génital.

En cas de crise peu fréquente, le médecin peut donner un traitement à prendre lorsqu’elles surviennent. Ils réduisent l’intensité des symptômes et accélèrent la guérison des lésions, mais n’empêchent pas la transmission.

En cas de crise fréquente, il est possible de prendre un traitement à long terme, dans le but de réduire les crises et leur intensité. Il réduit également le risque de transmission.

On peut se faire dépister pour l’herpès génital, mais les résultats ne sont pas toujours concluants et sont plus efficaces lorsque le dépistage est effectué pendant une crise. Il s’effectue par prise de sang, frottis chez la femme et échantillon prélevé sur l’organe génital chez l’homme.

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Bl0bfish Écrit par :

In girum imus nocte, et consumimur igni. Consommateur régulier de Kayak sur le Nozon, de palindromes boiteux et d'humours douteux.

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