LGBT, queer, MOGAI et GRSM

Je vais définir ici les principaux termes regroupant la communauté dans sa globalité.

LGBT/LGBT+/LGBTQIAAP+ et autres formes : Il s’agit d’un acronyme regroupant part ou totalité des termes :

  • Lesbiennes
  • Gays
  • Bi(sexuels)
  • Transgenres
  • Queer
  • Intersexe
  • Asexuels
  • Agenres
  • Pan (sexuels)
  • + : autres ou alliés

C’est donc un acronyme-valise regroupant pléthore de personnes différentes. Certains de ces termes se répètent, mais quoi qu’il en soit, ils deviennent nombreux et remplissent vite ma file d’attente. On ajoute parfois Questionnés, Polyamoureux… Tout ceci sera défini plus tard. Sachez cependant que face à la longueur de ce sigle, il lui a été cherché des substituts.

Drapeau : [insert rainbow flag] C’est aussi — malheureusement ? — le drapeau de la communauté gay, ce qui embrouille un peu. À l’origine, dans le design proposé par Gilbert Baker pour la Gay and Lesbian Freedom Parade de San Francisco en 1978, ce drapeau avait 8 couleurs (une bande rose supérieure et une bande turquoise entre le vert et le bleu) chacune représentant un concept :

  • rose : sexualité
  • rouge : vie/guérison
  • orange : santé/fierté
  • jaune : lumière du soleil
  • vert : nature
  • Turquoise : magie/art
  • Bleu : sérénité/harmonie
  • Violet : l’esprit

On y retrouve alors les concepts forts des idéologies LGBT, avec des concepts de fierté, de dévoilement au grand jour (avec la lumière du soleil)… Pour des raisons techniques de fabrications — et assez ironiquement étant donné sa signification — le rose a été supprimé de la liste. Pour conserver un nombre pair de couleurs, Gilbert Baker retirera ensuite le turquoise. Quant à savoir pourquoi un arc-en-ciel, c’est probablement dû aux concepts de paix, d’harmonie et de diversité généralement associés au pavillon arc-en-ciel dans un grand nombre de cultures. Ou à la chanson Over The Rainbow du magicien d’Oz, mais je ne saurai apporter aucune justification.

MOGAI : Il s’agit là aussi d’un acronyme, utilisé en remplacement du précédent. Il est tiré de l’anglais pour « Marginalized Orientation, Gender identities, Asexuals and Intersex ». (Oui il manque un « I », oui si l’on précise « identities » on aurait pu préciser orientations sexuelles et romantiques. Pas ma faute ! Pas taper !) Ce qui donne en français Orientations [sexuelles et romantique] et identités de Genre Marginalisées, Asexuels et Intersexes. Ce terme a ses partisans et ses détracteurs, entre autres parce que c’est une définition par le fait d’être marginaux. Il n’est pas non plus parfaitement représentatif de tous, mais c’est un problème courant quand on tente de ne pas créer de nouveau mot. C’est néanmoins celui que j’utiliserai à partir d’ici, sauf lorsque l’on parlera de cause LGBT puisque c’est sous ce nom qu’elle est publiquement connue.

Queer : de l’anglais « bizarre, étrange ». Ici on y est, on crée un nouveau mot. Ou plutôt on prend un mot et on lui rajoute un sens. C’est là encore un équivalent aux deux précédents. Plus précisément, il a été théorisé par Teresa de Lauretis comme proposant « une alternative crédible au patriarcat hétéronormatif et cisnormatif ». Que de nouveaux mots, je vais m’amuser. Bref, si ce terme pallie le problème principal des deux précédents, il est très controversé pour son orientation politique. En effet, se revendiquer Queer revient à se lancer en politique, puisque c’est l’objet de la création de ce terme. Vous pourriez m’opposer que se revendiquer de n’importe lequel de ces termes reviens à se lancer en politique. Je ne suis pas de cet avis. En effet, on peut se revendiquer MOGAI, être fier. e de son identité, sans pour autant militer. Certains le critiquent aussi, car il a été créé dans une époque ou les questions de genre n’étaient pas encore aussi bien traitées qu’aujourd’hui.

Le terme Queer a un autre inconvénient, qui en rebute plus d’un. e : il est construit sur une insulte. Je n’ai pas été tout à fait exhaustif au départ : le terme Queer signifie bien « bizarre, étrange, tordu », mais avec cette connotation péjorative qui en fait une insulte faite à tous les gens non « straight » — mot anglais signifiant « droit, normal », mais aussi « hétérosexuel » en langage familier. Queer est donc un terme hétéronormatif d’origine, mais a été repris ensuite par les personnes concernées pour se nommer. (tout comme les termes « pédé » ou « nègre » par exemple) On peut comprendre que ça en énerve.

GRSM : Tiens, je l’avais oublié celui-là. C’est encore un acronyme anglais, cette fois pour : « Gender, Romantic, and Sexual Minorities » (Minorités de genre, d’orientations romantiques et sexuelles). Il est moins utilisé que les autres donc je resterai sur MOGAI, bien que se définir comme minorités soit plus politiquement correct que se définir comme marginaux. De plus, il prend explicitement en compte les questions romantiques, ce qui est intéressant.

Et voilà, on a fait le plus gros, défini les principaux. Comment ça non ? On ne comprend toujours rien à ce qu’ils veulent dire ? Du calme, ça vient, chaque chose en son temps. Sur cet entre-fait, je vous invite à passer à la suite.

 

Voilà pour cette partie, si vous voulez revenir à la page principale, c’est ici.

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Mockie Écrit par :

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