Les identités de genre

On arrive à la partie la plus compliquée de cet article. On va parler de genre. Pas de sexe, je choisis mes mots (sympa pour quelqu’un qui tente de les définir non ?) Et d’ailleurs on va commencer par là. Vos êtes bien accrochés dans vos sièges et prêts pour le départ ? Alors, allons-y !

Le genre/l’identité de genre : Vous n’imaginez pas la difficulté de trouver une définition satisfaisante de la notion de genre. Peut-être parce que chacun en a une expérience différente. Voilà après moult recherches et réflexions, ce à quoi je suis arrivé.e :

Le genre est la construction d’appartenance à un groupe/une norme socioculturelle identitaire basée sur le ressenti et l’expérience personnelle.

Plutôt indigeste, mais je la trouve précise. Expliquons un peu :

  • construction : le genre est une construction, il n’existe pas « en soi ». Une personne seule n’ayant jamais eu de contacts avec d’autres humains ne définira pas de genre. Le genre est un outil de comparaison à l’autre.
  • Appartenance à un groupe/une norme : le genre c’est une façon de se rapprocher d’un groupe (ou de l’idée d’un groupe, d’une norme), et ce en se basant sur un certain nombre de critères caractérisant le groupe. Ces critères sont soumis à débats et très personnels, je n’entamerai pas la discussion là dessus — du moins pas tout de suite.
  • Groupe/norme socioculturelle : comme dit plus tôt, le genre est une construction sociale. Mais le genre est aussi énormément influencé par la culture qui définit à ces groupes sociaux selon différents critères. C’est pourquoi on retrouve des mentions à des genres « spécifiques » à certaines cultures (tels que les fa’afafines en Polynésie ou les vierges jurées en Albanie ou encore les Amérindiens bispirituels.) De plus, on peut remarquer dans certaines cultures précoloniales l’absence de notion de genre (d’après les travaux de Maria Lugones sur le peuple yoruba)
  • identitaire : le genre est une part importante de l’identité d’une personne. C’est la façon dont elle se ressent dans la société et dont elle désire se présenter. On ne peut délier le genre de l’identité, c’est pourquoi on nomme le fait de se revendiquer d’un genre l’identité de genre.
  • Le ressenti et l’expérience personnelle : Oui, contrairement à ce qui s’est fait durant des siècles en occident, le genre n’est pas déterminé par l’apparence des organes reproducteurs, mais bien par le ressenti et l’expérience que l’on a de notre propre personne. C’est peut-être là le mot le plus important : le genre est avant tout un ressenti dans notre univers social. C’est pourquoi les identités de genre sont si nombreuses et soumises à interprétations : chacun a de soi un ressenti différent, des expériences différentes qui lui font sentir une affinité pour telle ou telle identité. C’est aussi grâce à ce mot que l’on retrouve la notion de non-choix : on ne choisit pas de ressentir telle ou telle chose ni de vivre une expérience de soi plutôt qu’une autre. Le genre n’est pas un choix, c’est une part intrinsèque de soi.

Cette explication est certes longue, mais vous met en avant les concepts les plus importants cachés derrière la notion de genre. C’est pourquoi je trouve cette caractérisation — si ce n’est définition — très à propos.

Et je vais profiter de parler de genre en généralité pour faire ma première digression de cette partie, qui risque fort d’en être riche. Vous remarquerez que depuis le début de cet article, je n’ai jamais parlé du sexe d’une personne, toujours de son genre. C’est une chose à retenir : ON NE PARLE PAS DE SEXE, seulement de genre. (voyez comme c’est important, c’est la première fois en 4500 mots que j’écris en majuscules) On ne peut parler de sexe que lors d’un usage médical, lorsque l’on parle par exemple de dimorphisme sexuel. Lorsque l’on parle de la caractérisation d’une personne ou de ses rôles dans la société (j’y reviens tout de suite), on parle de genre. Retenez bien cela, c’est extrêmement blessant pour les personnes non cisgenres, car cela les rapporte à leur genre assigné. (Je détaille toutes ces notions plus bas) Je n’y reviendrai pas, mais par pitié faites attention.

Lorsque l’on parle de genre, il est courant (à vrai dire le cerveau est conçu pour cela) de vouloir se faire un avis a priori du genre d’une personne en face de soi. Gardez ça pour vous ! Comme je l’ai dit, le genre d’une personne se base sur ses ressentis et ses expériences, pas sur son dimorphisme sexuel ou son habillement. Le genre d’une personne peut ne pas être évident. Gardez cela en tête pour ne pas être blessants. Beaucoup de monde sur internet connait le très célèbre même — populaire, mais pas moins véridique — « Do not assume my gender » (lit. « Ne présuppose pas de mon genre »). C’est une bonne façon de se rappeler que, quelles que soient les apparences, il faut être prudent. e. s dans ce que l’on présuppose.

Le rôle de genre : La notion de rôle de genre est une notion utilisée en psychologie sociale, mais dont les effets sont visibles tout autour de nous. Le rôle de genre est un rôle social dont les distinctions et caractéristiques se font selon le genre. Un rôle social étant l’ensemble des rôles et comportements socialement associés à un groupe de personnes, et donc ici à un rôle donné. C’est toutes les choses que la société destine à un genre particulier, comme le ménage aux femmes ou la guerre aux hommes. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ce n’est pas une notion que je défends. Au contraire, c’est une pratique décriée par les militants aussi bien MOGAI que féministes. C’est une compartimentation de la société qui peut mener, et qui mène dans les faits, à une supériorité d’un ou plusieurs genres par rapport aux autres. Mais comme on en reparlera, je voulais le définir proprement.

Genre assigné : Un genre assigné est un genre que l’on donne a priori à une personne, sans avoir son opinion, et que l’on considère ensuite comme véridique. Le plus connu étant le genre assigné à la naissance. Vous savez, quand, à la naissance d’un. e enfant, un. e médecin entre dans la pièce et dit : « Félicitations, il a des testicules, c’est un garçon. » Il s’agit là d’une assignation de genre sur critère de dimorphisme sexuel. L’enfant le ressentira peut-être différemment.

Un genre assigné peut être une véritable plaie dont se débarrasser lorsqu’il diffère de l’identité de genre de la personne. De plus, il est généralement blessant pour une personne d’être genrée selon un genre assigné différent de son identité de genre. C’est pourquoi certaines personnes décident parfois de conserver l’apparence de ce genre assigné, afin d’éviter les souffrances d’un coming-out (définition dans la dernière partie).

Pour parler des genres assignés à la naissance, on trouvera souvent les acronymes AFAB (Assigned Female At Birth) et AMAB (Assigned Male At Birth) et plus rarement AFAN et AGAN (assigné. e Fille [resp. Garçon] À la Naissance).

Expression de genre : Nous sortons ici des notions pures de genre. L’expression de genre est la manière dont une personne se représente extérieurement. On parle ici d’habillement, de maquillage, de coupe de cheveux, etc. Ce concept est extrêmement lié au concept de genre, puisque l’expression d’une personne se fera souvent selon la conception qu’a une personne de son genre. Ce n’est cependant pas une nécessité.

Je précise ici que l’expression de genre ne dépend en aucun cas de l’orientation sexuelle. Je prends un exemple pour que ce soit bien clair pour tout le monde : un homme gay n’est pas nécessairement efféminé, ou une femme lesbienne n’est pas nécessairement masculine. Et pour toutes les combinaisons que vous pourriez imaginer, c’est pareil : il n’y a pas de rapport direct entre orientations sexuelles ou romantiques et l’expression de genre. Il s’agit juste d’une pratique courante dans le cas de l’identité de genre.

Intersexe : On sort des notions de genre (oui, je, je n’arrête pas d’en sortir). Il s’agit du fait de ne pas posséder un dimorphisme sexuel binaire. On en arrive à pourquoi je l’ai mis ici : l’homo sapiens n’est pas une espèce absolument dimorphique. Ainsi, même la binarité de genre assigné à la naissance est absurde. Fin de la parenthèse. Une étude de l’INSA en 2008 a donné une proportion de plus d’une personne intersexe sur 2000 personnes, et ce de façon claire — certain.e.s cercheur.euse.s parlent de 1% de la population présentant une forme d’intersexualisation. Ces personnes sont discriminées de la même façon que les personnes non cisgenres du fait de leur incompatibilité avec la théorie du genre binaire.

Drapeaux : les deux sont usité. Le deuxième est celui qui sert de base aux composés, et donc considéré comme plus officiel.

Cisgenre : Une personne personne cisgenre est une personne dont l’identité de genre est en adéquation avec le genre assigné. C’est aussi simple que ça. Ce mot fait souvent peur aux gens non sensibilisés qui se voient affublés de cette étiquette. N’ayez crainte ce n’est rien de mal (ce n’est pas le fait d’être cisgenre que les MOGAI reprochent généralement, c’est le fait de parler de ce que l’on ne connait pas et de considérer le fait d’être cisgenre comme la normalité.)

Pas de drapeau ici. Comme pour l’hétéro-sexualité et  -romantisme, le fait d’être cisgenre étant la norme dominante initiale, il n’y pas vraiment de drapeau de ralliement.

Transidentité/transgenre : avant de définir je le répète une dernière et unique fois, mais qu’on ne me dise pas que je n’ai pas prévenu : on ne dit pas transsexuel ! Ce terme est réservé à un usage médical dans le cadre d’une opération, et là encore il met beaucoup de gens mal à l’aise. Cependant, certaines personnes — notamment ayant effectué leur transition avant la popularisation de ce terme — préfèrent se définir comme transsexuelles. Dans ce cas et seulement celui-là, on utilise ce terme. La transidentité — ou plutôt les transidentités — est le fait d’avoir une identité de genre différente du genre assigné. Ni plus ni moins. Pas de notion d’opération, d’orientation sexuelle ou de que sais-je encore. Les transidentités les plus connues sont les femmes AMAB et les hommes AFAB. Cependant, il faut retenir trois choses importantes

  • quel que soit le genre assigné (AFAB, AMAD ou quoi que ce soit d’autre), si une personne vous donne son identité de genre, vous n’avez rien à savoir de plus. L’identité de genre est la seule qui compte et, pour une personne non cisgenre et/ou non binaire, il est déjà assez compliqué comme ça de s’affirmer de nos jours sans avoir besoin d’expliquer en plus le mécanisme souvent douloureux qui a mené à cette acceptation de soi.
  • Les transidentités ne se limitent pas aux femmes AMAB et aux hommes AFAB. Mais ça je le détaille en dessous.
  • Il ne s’agit en aucun cas d’une maladie, des conséquences d’une maladie, ou d’un trouble quelconque. C’est quelque chose de naturel. Je mentionnerai à nouveau les cultures reconnaissant plus de deux genres. Lors de la colonisation par nos sociétés au genre binaire, ces gens se sont vu cataloguer transgenre (le terme était différent à l’époque, mais passons). Pourtant, ils ne sont pas devenus malades pour autant.

Symbole(s) : Le symbole actuellement utilisé est le premier. On a pu trouver aussi le second, mais il n’est plus très usité.

Dysphorie : la dysphorie est un état psychologique résultant d’un inconfort du à une différence entre le genre assigné et le l’identité de genre. Un grand nombre de personnes transgenres ont ressenti — ou ressentent — une dysphorie. C’est un état de malaise qui peut mener à la dépression voire au suicide. Difficile dans ce cas de défendre une structure sociale assignant un genre à la naissance, ce qui provoque un grand nombre de dysphories.

Les genres binaires

J’en ai déjà beaucoup parlé, souvenez-vous, quand je parlais d’orientation sexuelle ou romantique. Il était courant que je précise « dans une considération binaire du genre ». Et bien je vais (enfin) m’expliquer :

Binarité de genre : La binarité de genre est une classification des identités de genre selon deux et uniquement deux catégories distinctes, opposées et déconnectées : masculin et féminin. Cette classification est liée à une différenciation forte des rôles de genre ainsi généralement qu’à un hétérocentrisme prononcé. C’est le modèle que l’on inculque aux enfants dès leur plus jeune âge — je ne me retiendrais pas je dirais qu’on le leur fait bouffer de force — avec ces illustrations de petite fille aux cheveux longs habillée en rose jouant à la poupée et du petit garçon aux cheveux courts habillé en bleu jouant aux petites voitures. Je ferai peut-être un laïus plus tard sur ce sujet.

Certaines sociétés (notamment précoloniales) reconnaissent ou reconnaissaient plus de deux genres dans le modèle classique. C’est le cas par exemple des cultures amérindiennes qui reconnaissaient trois à cinq genres différents. Aujourd’hui, les personnes se reconnaissant de ces genres non binaires qui ne sont plus reconnus utilisent le terme « two-spirit » (deux esprits, en anglais).

Masculin/Féminin/Femme/Homme/Fille/Garçon : Ce sont les deux genres (et identités associées) contenus dans la binarité de genre. Je vais avouer n’avoir trouvé ici aucun matériel à une définition, ou même à caractérisation. Les plus grands dictionnaires eux-mêmes se perdent (masculin renvoyant à homme renvoyant à masculin, féminin par opposition binaire à masculin, femme se rapportant à féminin, etc.) Du coup, il va falloir rester sur l’appréciation empirique et floue que nous en avons… Je suis désolé. e. On utilise beaucoup — de plus en plus — les termes fille et garçon plutôt que femme et homme, par analogie avec l’anglais dans lequel girl et boy représentent les deux genres dans l’ensemble.

Pas de drapeau ici, mais des symboles

Ah oui, et j’avais dit que je parlerais du rose et du bleu. Ces deux couleurs sont utilisées comme symbole fort du binarisme de genre, associant un genre à une couleur. Ce fait est extrêmement controversé, pour des raisons évidentes de préférences personnelles indépendantes du genre. Cependant, elles sont encore utilisées pour ce même symbolisme dans les milieux militants, donc j’arrêterai cette remarque ici. (D’ailleurs, saviez-vous qu’en remontant quelques centaines d’années en arrière, le bleu était une couleur typiquement féminine tandis que le rose symbolisait la virilité ?)

Le spectre de genres

Entrons dans le bois dur. Cette partie a été assez difficile à écrire, car il y a beaucoup à dire et peu d’angles d’approche. Du coup on va continuer dans l’optique actuelle : encore quelques paragraphes généraux et promis je détaillerai une liste non exhaustive d’identités de genre.

Spectre de genres : Je vous renvoie à la binarité de genre dans laquelle j’ai expliqué que ce concept est extrêmement exclusif. Aujourd’hui on parle plutôt de spectre de genre. Le spectre de genre est le graphique théorique que l’on pourrait construire (si l’on était capables de penser dans suffisamment de dimensions) regroupant les différents genres.

Le spectre de genre est une alternative au modèle binaire, pas un complément ! J’ai pu lire des articles critiquant le spectre de genre sur cette base. Et là… plein de mauvaise compréhension. Les deux conceptions ne sont pas faites pour cohabiter. Je serai plus précis en parlant de genres binaires et non binaires.

Binaire/non binaire : Comprenez-moi bien, on compare ici les modèles et non les genres. Un genre binaire est un genre qui s’intégrerait dans le modèle binaire. Ce sont donc les deux genres féminin et masculin. Par opposition, un genre non binaire est un genre ne s’intégrant pas dans le modèle binaire. Et on parle bien au conditionnel. Si les genres féminin et masculin sont des genres binaires, cela ne veut pas dire que le modèle binaire est une partie de ce modèle.

Je vais désormais donner un petit aperçu de la diversité de genres rencontrés. Je ne pourrai citer tout le monde (j’ai déjà pris beaucoup de lignes pour expliquer ces concepts) et je m’en excuse. Si vous avez des remarques là-dessus ou si vous pensez que je devrais ajouter quelque chose, laissez un commentaire.

Neutrois : Le terme Neutrois est utilisé pour les personnes se ressentant d’un genre parfaitement neutre. Entendez par là des personnes n’ayant aucune affinité avec un autre genre, pas des personnes n’ayant pas trouvés leurs genres ou des personnes hésitantes. Le genre Neutrois est une identité de genre, pas une transition.

Maverique : Une personne Maverique est une personne se ressentant d’un genre parfaitement extérieur aux genres binaires, leurs dérivés ou leurs composés. C’est à dire des genres n’ayant rien à voir avec le féminin ou le masculin.

Bigenre/Polygenre : Ces deux identités de genre se réfèrent à des personnes se ressentant de plusieurs genres à la fois. On ne parle pas de plusieurs genres successivement, mais bien simultanément. Le terme bigenre s’applique en particulier aux personnes se ressentant de deux genres.

Androgynes : Le terme androgyne, en plus de son sens se rapportant à l’apparence, décrit des personnes Bigenre dans le cas spécifique d’une personne se ressentant homme et femme simultanément.

Demi-genre/Demi-Fille/Demi-Garçon/Demi-  * : Le terme demi-genre représente les personnes se ressentant partiellement d’un genre. On parle de demi-genre pour une personne se sentant à mi-chemin d’un genre et d’un état agenre. Demi-filles et Demi-garçon sont des spécifications, mais on peut construire un terme pour n’importe quel genre par l’apposition du préfixe demi — . On parle bien ici de genre « fixe », pas de genre variant. On parlera des genres variant un peu plus tard.

Nanogenre/nanofille/nanogarçon/nano-  * : Le terme nanogenre représente les personnes se ressentant partiellement d’un genre (le genre indiqué s’il y en a) et partiellement d’un ou plusieurs autres. Les termes nanofille et nanogarçon sont des spécifications, mais on peut construire un terme pour n’importe quel genre par l’apposition du préfixe nano — . Ici aussi, on parle de genre « fixe ».

Genre fluent : Le terme de genre fluent décrit les personnes ayant un ressenti de genre variant en intensité au cours du temps. C’est à dire des personnes ont un ressenti de genre variant d’un équivalent agenre à un genre défini, sans nécessairement atteindre ces deux extrêmes. La transition peut être brusque comme continue. Il s’agit d’un terme parapluie puisque toues les identités de genre sont susceptibles de se décliner en une identité fluente. On dit Genderflux en anglais.

 

Fluide dans le genre/genre fluide : Le terme fluide dans le genre décrit les personnes se ressentant de genres différents dans le temps. C’est à dire des personnes dont le ressenti de genre varie en fonction du temps d’un genre à un autre. La transition peut être brusque comme continue. Il s’agit d’un terme parapluie puisque toues les identités de genre sont susceptibles de se décliner en une identité fluide. On dit Genderfluid en anglais. À ne pas confondre avec les genres fluents.

 

Xenogenre : Le terme xénogenre est un terme parapluie regroupant un grand nombre d’identités de genre. Avant d’en donner une définition, je vais expliquer. Dans de nombreux cas, lorsque l’on parle de genre, il devient souvent compliqué de s’expliquer si le genre n’est par en relation, ou de très loin seulement, avec les genres binaires homme et femme. Ainsi, il est possible d’avoir recours à des comparaisons et des métaphores, du fait de la faible richesse de nos langues sur ces questions de genre. Il s’agit des Xénogenres. Un xénogenre est un genre que la langue moderne ne permet d’expliquer que par le biais de comparaisons.

Prenons l’exemple du lilapsogenre : les personnes de ce genre sont des personnes ressentant leur genre à la manière des vents d’une tornade : plus fort par pics, comme au cœur de la tempête, puis plus calmement, proche des agenres, en règle général. C’est une forme de genre fluent. Comme on peut le voir, il s’agit d’une identité de genre relativement simple, mais qu’il est bien plus facile de définir via une comparaison que par des termes précis.

neurogenre : Un peu de complexité ici : un neurogenre est un genre dont une caractéristique principale est liée à un neuro-atipisme. Le terme neuroatypique (ou neurodivergent) quant à lui regroupe toutes les personnes ayant une organisation mentale différente de la moyenne. On compte parmi les neuroatypisme les autismes, la douance (hauts potentiels), la dyslexie, l’hypersensibilité, etc. C’était à l’origine un terme représentant les autistes asperger, mais le terme a été élargi par le corps des psychologues. Le neurogenre est donc un terme intrinsèquement lié à la manière de pensée de la personne, en particulier pour les personnes dont le ressenti de genre est teinté par leur ressenti neuroatypique. Ces gens sont généralement discriminés d’une part à cause de leur genre et d’autre part à cause de leur neuratipisme.

Agenre : Le terme agenre est un terme sensible. En effet, il est utilisé pour différents concepts :

  • Sans genre (genderless) : une personne ne se ressentant d’aucun genre, à l’écart du spectre de genre complet.
  • De genre neutre (d’un point de vue binaire)
  • Neutrois,
  • Tous ceux qui n’ont pas d’autre mot pour se définir
  • Ceux qui ne ressentent pas le besoin de définir leur genre.
  • Ceux qui ne désirent pas mettre de mot sur leur genre.

Le sens à retenir dans la plupart des cas est l’équivalent de genderless. Les autres étant possibles à définir par d’autres termes. Cependant, des gens dans tous ces cas se décrivent comme agenre.

 

 

Voilà pour un petit aperçu du spectre des genres. C’est un concept complexe, j’en ai bien conscience, mais extrêmement important pour la communauté MOGAI. Si vous voulez revenir à la page principale, c’est ici.

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Mockie Écrit par :

2 Comments

    • Mockie
      Mockie
      14/05/2018
      Reply

      Merci beaucoup pour le lien, j’avais en effet trouvé ce chiffre, mais sans source particulière, au détour d’un paragraphe.

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