Junebug, ou l’énième histoire d’une première fois.

Ma première fois, je m’en souviens bien, c’était au mois de juin. Elle n’est pas forcément plus originale qu’une autre, mais elle permet d’avoir un témoignage sur un « premier pas » dans la sodomie. (si vous visualisez déjà un foot-fucking, vous avez de sérieux problèmes). Ce témoignage n’a pas pour but malsain de vous dévoiler ma vie, mais plutôt de vous présenter mon expérience, pour que vous puissiez en apprendre quelque chose. Ce n’est pas forcément pour vous rassurer, mais vraiment pour vous raconter cette étape de ma vie, sans filtre ni tabou.

Pour clarifier les choses, je suis un garçon, j’ai une vingtaine d’années et je suis attiré par les autres garçons. J’avais à cette époque 17 ans, et j’avais un copain depuis bientôt 2 mois. Ce copain, c’était un vrai copain. Pas un mec avec qui je parlais seulement par message ou sur Skype, que je n’avais jamais vu de ma vie et que je ne verrais jamais. Un vrai copain, que je voyais souvent, qui vivait seul et près de chez moi (un luxe, quand on est encore plus ou moins dans le placard comme je l’étais).

Avec ce copain, (Il s’appelle Aymeric, il est Blond et Sapeur-Pompier, imaginez le film porno que vous voulez à partir de ça), on avait déjà expérimenté quelques trucs. Touche pipi, fellation et quelques doigts qui se perdent par-ci par-là. Je voulais cependant attendre un peu avant de passer à la phase anale. (Kikoo Freud).

Après deux mois de relations, je m’étais dis « C’est bon, c’est pas juste un gros con qui veut profiter de toi et se casser après t’avoir tronché. » (Et il l’a pas fait, pas de Drama désolé). J’ai donc décidé de sauter le pas. Je venais d’avoir mon Bac, il faisait beau, j’avais fait les soldes, le timing était bon. On avait choisi une date, le 22 juin, c’était un samedi, je dormirai chez lui et on ferait « le truc ». (Très romantique, je sais).

J’avais donc décidé de me préparer. J’allais être passif, car c’est ce que j’avais envie de faire. J’avais lu des articles, je savais qu’il fallait que je sois détendu (facile à dire), que je pouvais faire un lavement (mais ça demandait un temps de préparation que je n’avais pas), qu’il fallait utiliser un préservatif (même pour une première fois), et qu’il fallait utiliser du lubrifiant (il en avait). Mon copain était déjà un initié, ça me rassurait car je savais qu’il y irait en douceur, et il n’était pas spécialement « bien monté », ce qui diminuait le risque de douleur. J’avais juste peur de faire les choses mal, ou pire, d’avoir mal.

Arriva finalement le soir du 22 juin. On était tranquillement sur le canapé, quand il a décidé de mettre le chien dehors, ce qui signifie, « je mets le chien dehors pour qu’on puisse baiser en paix » (très subtile je vous jure). J’ai commencé à avoir la boule au ventre. On s’est mis sur le lit et on a commencé à s’embrasser, se déshabiller, entamer les préliminaires… Il a ensuite pris le lubrifiant, qu’on avait déjà utilisé, et commencé à rentrer un, puis deux doigts. J’essayais de me détendre, et d’y éprouver du plaisir : en vain. Je me suis dit « ça va pas être glorieux ». Forcément, j’ai paniqué, j’ai commencé à avoir la boule au ventre et j’ai débandé. Mais je ne voulais pas décevoir mon copain, qui avait déjà pas mal attendu, et j’ai décidé de continuer malgré tout. Il n’a pas réussi à me pénétrer directement. C’était une porte close. Il m’a dit de me détendre, ce que j’ai tenté de faire, et il est progressivement rentré en moi (en levrette, si vous voulez visualiser le truc). Et là, à ce moment précis, j’ai eu mal. Les premiers coups de reins étaient franchement intenables. J’ai serré les dents en me disant «  ça va passer ». Et ce fut le cas, mais après un temps qui m’a paru durer une éternité. Je voulais juste que ça se finisse. Il était doux, n’allait pas vite, était à l’écoute, et moi je voulais juste qu’il se dépêche de finir son truc et que je ne sente plus son machin en moi.

Quand il eut terminé, j’ai filé sous la douche. Je l’ai ensuite rejoint dans le lit, on s’est fait des câlins, il m’a demandé « Alors ? ». J’ai menti, j’ai dit que j’avais eu un peu mal au début mais qu’après c’était cool. Il s’est ensuite endormi, mais pas moi. Je me suis demandé « C’est tout ? C’est ça, faire l’amour ? Parce que si c’est le cas, je préfère clairement le chocolat ». Je commençais à comprendre l’expression « Aimer c’est souffrir » parce que PUTAIN j’avais souffert.

On n’a pas remis ça le lendemain, et le premier truc que j’ai fait en rentrant, c’est en parler à un pote gay, qui était déjà passé à la casserole. Il m’a rassuré : j’étais stressé pendant l’acte, beaucoup trop tendu, et c’est pour ça que j’avais eu mal. Plus je ferai confiance à mon partenaire et moins j’aurai mal, voire mieux, j’éprouverai du plaisir. Il me semblait qu’une galaxie entière séparait le point où j’étais et le moment où j’apprécierai la sodomie.

Et il n’avait pas tort, très vite j’ai appris à me détendre, et je n’avais plus mal. Par contre, la partie plaisir, inconnue au bataillon. Ce n’était pas désagréable, mais ça n’était pas agréable pour autant. Je me suis dit que j’étais définitivement maudit. Que le seigneur me punissait pour exercer une telle pratique et qu’il ne m’autorisait donc pas à avoir du plaisir. La vérité ? Il n’y avait juste aucune alchimie entre mon copain et moi. On ne savait pas s’écouter, je ne pensais qu’à son plaisir sans réfléchir trop au mien, et lui, puisque je ne lui disais pas la vérité, pensait bien faire et ne changeait rien.

Aujourd’hui, je ne compte plus les parties de jambes que j’ai réalisées. J’ai eu plus d’une cinquantaine de partenaires, j’ai été actif ou passif, j’ai fais des plans à 2 ou à 3, avec des TBM et des MP (Très Bien Membrés et Micro-Pénis), et je peux vous dire : la sodomie c’est cool. Le stress et la peur sont fatals. Mais si on écoute son corps, si on prend son temps, si on fait confiance à son partenaire, c’est vraiment super. Mon erreur aura été de ne pas me confier à mon copain, parce que je ne voulais pas attaquer son ego. La communication dans un couple c’est la clé, on n’arrête pas de le dire. On oublie parfois de préciser que c’est aussi vrai, notamment au pieu. Détendez-vous, écoutez votre corps, communiquez et tout ira bien. Et surtout : ne vous arrêtez pas sur un échec. Encore aujourd’hui, il y a des fois où je me fais chier comme un rat mort, et il y a des fois ou c’est vraiment super. Il y a tellement de facteurs qui rentrent en compte qu’on ne peut pas s’arrêter à une fois. Si votre première fois se passe bien, tant mieux. Sinon, essayez de comprendre ce qui ne s’est pas bien passé et tentez de le changer.

 La Sodomie, c’est pas une étape obligée. Moi j’aime bien, même si je ne la pratique pas tout le temps. Maintenant, si ce n’est pas déjà le cas, c’est à vous de vous faire votre opinion sur la chose.

Plus que deux et c’est fini et n’hésitez pas à relire les autres épisodes ou à passer le cap .

D’ici là, faites l’amour et faites le bien  !

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Bl0bfish Écrit par :

In girum imus nocte, et consumimur igni. Consommateur régulier de Kayak sur le Nozon, de palindromes boiteux et d'humours douteux.

Un commentaire

  1. Bolchoi
    Bolchoi
    26/10/2016
    Reply

    C’est drôle à quel point ta première fois ne ressemble pas de tout à la mienne!!!
    Je n’ai pas de tout eu mal, c’est passé à comme dans le beurre et on ne l’a pas fait qu’une seule fois dans la nuit. Que du bonheur et le plaisir dès la première fois!!! Après c’est vrai que j’ai fait plusieurs expériences en solo avec mon anus avant de passer à corps à corps ^^. Et mon partenaire était TRES expérimenté!

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