J’ai pas cours cet aprem, si je me faisais dépister?

Ce mercredi 26 Octobre, un peu avant mon anniversaire, je suis allé me faire dépister.

Après l’été un peu mouvementé que j’ai passé, je me suis dit qu’il serait peut être temps d’aller se faire dépister. Je n’ai pas spécialement pris  de risque, mais on est jamais trop prudent, m’voyez ? J’ai attendu que les 6 semaines qui séparaient mon dernier rapport sexuel soient écoulées, et j’ai passé un p’tit coup d’fil au CIDAG. J’ai pris rendez-vous pour le mois suivant, et c’est ainsi que je me suis retrouvé à 14H15 devant le Centre de Depistage, de Prévention et de la Santé à Evry, Boulevard de l’écoute-s’il-pleut.

A mon arrivée, une dame à l’accueil confirme mon rendez-vous, me donne mon numéro de dossier et me propose de rester Anonyme ou non. En refusant l’anonymat, je peux certifier que le dossier est bien le mien, si je veux prouver à un copain ou une copine que je suis bien clean. L’hôtesse d’accueil me pose quelques questions d’usages pour des statistiques, me propose un rdv pour récupérer les résultats du test puis m’invite à me rendre en salle d’attente.

À peine le temps d’ouvrir mon livre que Marie, l’infirmière qui va s’occuper de moi, m’invite dans son bureau. Elle me met tout de suite à l’aise. On parle de la météo, des vacances, de son fils gay (je serais à son goût selon elle. J’aurais peut être dû demander son numéro…), des cours, … Tout cela en me posant des questions diverses et variées. Sécurité Sociale, Médecin Généraliste, Vaccins, … Elle me demande si c’est la première fois que je me fais dépister. Ce n’est pas le cas. Elle me demande ensuite le nombre de partenaires sexuels que j’ai eu depuis mon dernier dépistage. Je pourrais être gêné, mais elle me met tellement à l’aise que ça ne me dérange pas de répondre. Elle me propose de tester via prélèvement sanguin VIH, Syphilis, Hépatite B et C. J’accepte. Je ferais un test d’urine la prochaine fois pour tester Chlamydia et Gonocoque.

Avant de me faire un prélèvement sanguin, elle vérifie ma tension et mon taux de glycémie. Plutôt pratique. Je me rends ensuite dans une autre salle pour effectuer le-dit prélèvement. Sur un fauteuil plutôt confortable, Marie me fait un garrot au bras avec un super élastique Hello Kitty. Tout en me parlant de son voyage au Laos, elle me prélève trois petits tubes de sang avant même que j’ai le temps de dire « ouf ». Un petit coton, un morceau de sparadrap et c’est déjà terminé. Un grand sourire de la part de Marie, une poignée de main et je suis déjà dehors.

14H35, je suis dans ma voiture, en route pour chez moi. Ça a pris 20 minutes. Et dire qu’on ose me dire « J’ai pas le temps de me faire dépister ».

Une semaine plus tard, j’y retourne avec la petite carte que j’ai reçue indiquant mon numéro de dossier. Une autre infirmière me reçoit, tout aussi sympathique (Marie est en vacance avec son fils à Londres). Elle me donne mes résultats, me propose de refaire à l’avenir les tests urinaires, ainsi que de revenir pour faire un rappel du vaccin l’hépatite B (j’ai été vacciné en 2009). J’en ressors rapidement, rassuré et avec en prime des préservatifs.

Se faire dépister c’est simple, ça ne prend pas longtemps et c’est rassurant pour moi, et mon partenaire. Maintenant que vous avez mon expérience, vous n’avez plus à redouter de le faire. Si vous n’osez pas le faire car vous avez peur du résultat, sachez que ces tests sont là pour vous soigner en cas d’infection. Dans le cas contraire, des symptômes dérangeant peuvent apparaître si ce n’est pas déjà le cas. A défaut de le faire pour vous, faites le pour votre/vos partenaire(s) sexuel(s).

Faites l’amour, faites le bien 

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Bl0bfish Écrit par :

In girum imus nocte, et consumimur igni. Consommateur régulier de Kayak sur le Nozon, de palindromes boiteux et d'humours douteux.

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