Gonohrée (Chaude Pisse)

La gonorrhée, gonococcie, blennorragie ou plus familièrement « chaude-pisse » est une infection sexuellement transmissible très répandue.

Celle-ci touche les organes génitaux, le rectum et la gorge et compte plus de 200 millions de cas tout les ans dans le monde. Elle est plus souvent détectée chez les hommes car les symptômes sont évidents, alors que chez plus de la moitié des femmes infectées aucun signe n’est visible. Les hommes âgés de 21 à 30 ans ans et les jeunes femmes de 16 à 25 ans sont les plus touchées par le diagnostic de cette IST.

Elle se transmet lors de rapport sexuel ( oral, vaginal, anal, …), en utilisant des jouets sexuels, en cas d’échanges de fluides corporaux et de contact de muqueuse.

Quels sont les risques :

Chez la femme, la maladie peut s’attaquer à l’utérus et aux trompes et entraîner :

  • Maladie pelvienne infectieuse inflammatoire ( => germes traversent le vagin, puis le col de l’utérus pour atteindre les trompes, voire les ovaires)
  • cicatrice tubaire (ligature des trompes)
  • Risque d’infertilité
  • Augmente les « chances » de grossesses ectopiques ( = grossesse extra-utérine )

Chez l’homme elle peut causer :

  • Inflammation de la prostate
  • Inflammation des testicules
  • Risque de Stérilité

Les Symptômes :

Les signes de gonorrhée ou blennorragie apparaissent environs 2 à 5 jours après contamination, mais ils peuvent se manifester bien plus tard en fonction des individus.

Chez les hommes, les symptômes peuvent être :

  • Écoulement purulent et jaune verdâtre par l’urètre
  • Difficultés et douleur lorsque qu’il faut uriner. (sensation de brûlure intense)
  • Picotement au niveau de l’urètre
  • Douleur et gonflement au niveau des testicules
  • Douleur et/ou écoulement au niveau du rectum

Chez les femmes, dans 70 à 90 % des cas, aucun signe d’infection ne se laisse voir. Voici toutefois quelques symptômes qui doivent alerter :

  • Écoulement vaginal purulent et ou jaunâtre
  • Irritation au niveau de la vulve
  • Saignement en dehors des règles
  • Douleur ou sensation de poids au bas du vendre
  • Douleur lors de relation sexuelle
  • Difficultés et douleur lorsque qu’il faut uriner. (sensation de brûlure intense)

En cas de rapport sexuel anal, des cas de gonorrhée anorectale peuvent se présenter avec les signes suivants :

  • Démangeaison au niveau de l’anus
  • Inflammation de l’anus
  • Écoulement purulent au niveau de l’anus
  • Diarrhée ( avec saignement ou non )

Dépistage :

Le dépistage est recommandé pour toutes les personnes ayant pris un risque lors d’un rapport sexuel et même, pour éviter toutes surprises, lors d’un changement de partenaire sexuel.

Le dépistage se fait dans un centre spécialisé (type CIDAG) grâce à un simple prélèvement d’urine (il ne faut pas avoir uriné 2 heures avant le prélèvement). On peut effectuer un prélèvement vulvo-vaginal pour les femmes et au niveau de l’urètre chez l’homme. Chez les deux sexes, des prélèvements anaux et pharyngés seront systématiquement pratiqués.

On ne peut pas s’immuniser contre cette maladie et on peut l’attraper plusieurs fois d’affilée ( trop cool !). Il faut donc régulièrement se faire dépister, et systématiquement prévenir son partenaire en cas d’infection car même s’il/elle ne présente pas de symptôme, il/elle est peut être tout de même infecté(e).

Se Soigner :

Les gonorhées sont soignées par antibiotiques par voie orales ou par injection intramusculaire. Un traitement contre la chlamydia est quasi systématiquement lié avec car les deux infections sont souvent associées. Le traitement est la plupart du temps donné chez l’homme dès les premiers symptômes, avant même le résultat de l’analyse. Il faut revenir faire un test une semaine après le traitement.  Le/la/les partenaire(s) sexuel(les) doivent également être dépisté(es) et/ou soigné(es) et il faut éviter tout rapport sexuel non-protégé pendant une semaine.

Prévention :

Le préservatif (masculin ou féminin) lors de rapport sexuel permet de prévenir la transmission de l’IST. Il est aussi possible d’utiliser une digue dentaire pour pratiquer annulingus/cunnilingus. Il faut également se faire dépister régulièrement pour éviter tout risque, et ce même en cas d’absence de symptômes.

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Bl0bfish Écrit par :

In girum imus nocte, et consumimur igni. Consommateur régulier de Kayak sur le Nozon, de palindromes boiteux et d'humours douteux.

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