Enc*le moi, je te le rendrai bien

Dans cet article, je vous partage mon expérience de la sodomie, avec un homme, dans les deux rôles: active et passive.

Plus jeune, durant l’adolescence, je ne comprenais pas cet engouement qu’avaient les hommes autour de la sodomie. A part le fait que j’ai grandi dans une culture où la virginité se mesure toujours par un hymen intact, et que beaucoup de jeunes ont recours à la sodomie pour cette raison. Raison pour laquelle je n’ai jamais adhéré, du coup la sodomie c’était hors de question pour moi.

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Puis, lorsque ma vie sexuelle a commencé, je me suis retrouvée à avoir envie d’expérimenter tout plein de choses, y compris la sodomie. Je me suis alors lancée sur internet à essayer de voir comment s’y prendre, si ça faisait mal et un tas d’autres questions pratiques.  Lorsque j’ai compris que si l’on y allait avec douceur, lubrification suffisante, et progressivement ça ne devait pas faire mal, j’ai fait part à mon copain de l’époque de mon envie de tester. Lui, avait entendu tout un tas d’histoires d’horreur sur la sodomie et ne voyait pas l’intérêt de la pratique … Pas drôle.

En tout cas, un peu de temps plus tard j’ai rencontré une personne bien plus ouverte aux expériences et j’ai enfin pu  tester la pénétration anale !

Ça s’est passé un jour comme ça, pendant qu’on était en levrette, un doigt lubrifié dans l’anus. J’étais toute excitée, j’avais envie de plus, et petit à petit, c’était prêt à accueillir le sexe de mon partenaire …

Physiquement, ce n’était ni extrêmement bon ni vraiment désagréable, une sensation simplement différente, avec une stimulation vaginale sympa selon certains angles. Mentalement, l’effet était super cool, surement l’effet de la transgression des règles, de l’interdit …

Mon copain savait très bien que j’étais partante pour tester un tas de choses sur le plan sexuel, et on savait qu’on pouvait s’arrêter à n’importe quel moment si l’un de nous ressentait une gêne. C’est ce qui a fait que je me sentais toujours en confiance et ainsi je pouvais lâcher prise et abandonner mon anus à mon partenaire, ce qui est vraiment important pour le sexe anal.

Nous avons réessayé à d’autres reprises, dans d’autres positions, parce que l’envie était toujours là, qu’on avait envie de savoir si ça pouvait être meilleur … parce qu’on apprécie ces expériences. D’ailleurs, nous apprécions tous les deux la sensation de double pénétration vaginale + anale avec un doigt / sextoy … ça donne l’impression d’être remplie et amplifie les sensations sur le plan physique et que psychologiquement ça donne bizarrement un effet de domination/soumission kiffant.

Mais, la sodomie peut avoir un certain nombre d’inconvénients. Pour ma part, le premier est que j’ai du mal à me détendre, rendant la chose plus difficile. Mais ce n’est pas très grave, on ne pratique que lorsque j’en ai vraiment envie et que j’arrive à être suffisamment détendue. Le deuxième inconvénient, qui pose plus problème est que la paroi anale est très fine, ce qui chez moi a parfois des petites lésions conduisant à des petits saignements (rien de grave, une petite goutte tout juste après être passée aux toilettes) et ce, malgré la bonne lubrification.

Du coup, pour moi, c’est un frein, je n’ai pas envie de pratiquer la sodomie, ça me stresse de me dire que je risque d’avoir des mini lésions, du coup pas évident de se détendre à ce niveau-là. Et puis, les sensations sont pas top physiquement, sûrement vu que je n’ai pas de prostate…

En parlant de prostate, mon partenaire, lui en a une, qu’on aime bien visiter aussi de temps en temps …

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Curieuse comme je suis, j’étais intriguée par la prostate et le potentiel de plaisir qu’elle peut procurer aux hommes. Lorsque je me suis mise avec mon partenaire qui est bi, et que je savais qu’il était à la fois actif et passif (c’est sûrement la raison pour laquelle je me suis sentie en confiance pour me laisser pénétrer dans l’anus), j’ai souhaité faire connaissance avec la fameuse Prostate !

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Au début, j’y suis allée avec les doigts, à plusieurs reprises (au fait pour trouver la prostate, mêmes instructions que pour trouver le point G chez une femme pour ceux/celles qui connaissent, donc paroi antérieure -soit vers je ventre – et à quelques centimètres de l’entrée de l’anus, on la reconnait à sa texture différente du reste de l’ « intérieur »). Et au vu du plaisir immense que ça lui procurait, j’ai voulu aller plus loin, et j’ai donc commandé un gode-ceinture (pour ma part sans ceinture, ce qui complique un peu l’utilisation …)

Pour moi, le plaisir est bien plus psychologique que physique : l’inversion des rôles, mais surtout le fait de donner autant de plaisir à mon partenaire me plait énormément !

Pour lui, c’est le kiff physiquement -la magie de la prostate – mais il apprécie également le fait que les rôles soient en quelque sorte inversés, et l’effet de domination/soumission.

Pour la façon de faire, c’est toujours la même :

  • Y aller progressivement: un doigt, puis deux, pénétrer progressivement, bouger doucement au début (voire pas du tout en attendant que l’anus s’habitue)
  • Être à l’écoute de son partenaire et attentif à ses sensations et désirs.
  • Partager son ressenti et s’arrêter si le partenaire ressent une gêne.
  • Bien lubrifier, toujours! L’anus ne lubrifie pas autant qu’un vagin (quoique …)
  • Varier les positions et le rythme (toujours en étant attentif à ce que la personne pénétrée apprécie)
  • En fonction des gens, prévoir un lavement avant (même si arrêter les préliminaires pour le faire peut être chiant, ne pas le faire peut l’être encore plus). Certaines personnes n’en ont pas systématiquement besoin, mais à mon avis ça ne fait pas de mal, et ça prépare même à la pénétration.

En fait la sodomie, c’est comme tout autre acte sexuel, il doit être consenti et désiré par les deux (ou plus) partenaires. Il ne faut jamais se forcer juste pour faire plaisir à son partenaire, d’autant plus que pour la sodomie, il est important de faire confiance et de se détendre.

Au final, la sodomie est faite pour tout le monde, on a tous et toutes des choses à aller explorer, des sensations nouvelles, différentes, plus intenses pour certain-es. Elle peut être pratiquée en solo (avec des sextoys), ou en couple qu’il soit homo ou hétéro.

D’ailleurs, vouloir explorer le plaisir de la prostate ne veut pas dire qu’un homme est homo ou bi (l’orientation sexuelle étant définie par l’attirance envers un genre / sexe et non pas par les pratiques sexuelles). Même, quand je vois le plaisir ressenti par mon partenaire lors de la pénétration anale, je trouve ça un peu dommage que certains hommes ne se laissent pas tenter. D’autres hommes évitent d’évoquer la question avec leurs copines de peur d’être jugés, mais la pratique n’a rien de pervers ou de bizarre, l’anatomie humaine fait que les hommes ont un point de plaisir situé dans leur anus, pourquoi s’en priver ?

Faites l’amour et faites le bien !

 

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